Avec son système simple et novateur, l'entreprise de Philippe Ravix s'attaque au marché des TPE PME.
On connaissait les systèmes de géolocalisation des véhicules via les boîtiers installés sur les flottes automobiles. Nouvelle génération avec cette application à télécharger sur son portable et qui permet, cette fois, de suivre le salarié mobile tout au long de sa journée de travail en extérieur. Du flicage ? Que nenni, et ce n'est en tout cas pas l'impression des premiers Azuréens « testeurs ». Plutôt du confort. « Un vrai service de positionnement, fiable et précis, pour suivre en temps réel des équipes nomades ». Optimisation des itinéraires, gestion des heures supplémentaires, pointage, alerte, fini l’à peu près, grâce à un simple abonnement. Cibles visées : les services de livraison ou de maintenance bien sûr, mais aussi les taxis, artisans, ambulances, les collectivités locales, commerciaux. Et l'objectif : optimiser les performances des entreprises abonnées.
Après une vingtaine d'années dans le domaine des télécommunications pour le compte des autres, Philippe Ravix n'avait qu'une idée en tête : créer sa propre société, et encore mieux, son propre produit. Challenge réussi avec ce service hébergé de localisation par téléphone, simple, immédiat, et qui se paie le luxe de ne pas vider la batterie du mobile impliqué. « C'était jusqu'à maintenant l'écueil principal, avec l’hétérogénéité des portables. Nous fonctionnons pour l’heure sur des téléphones BlackBerry, mais les progrès de la technologie vont nous ouvrir d'autres marques de Smartphones ». Il aura fallu une bonne année pour tout mettre en place, mais depuis septembre UmapMe et sur les rails, solidement incubée par Télécom ParisTech et épaulée par de salvatrices subventions. « La phase de commercialisation prend du temps. Et nos tarifs (de 13 à 18 € par mois et par téléphone équipé) restent bas. Contrairement aux autres systèmes, il n'y a ni frais d'installation, ni maintenance ». Une petite révolution. Qui marche aussi hors de nos frontières…
Isabelle Anzias